Sur base d’un concours : La Police recrute des diplômés d’Etat célibataires et apolitiques

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(Tempête des tropiques)

A Kinshasa, les intéressés sont priés de se présenter du 15 juin au 2 juillet 2017 au stade Tata Raphaël pour être enregistrés

Dans un communiqué du 12 juin dernier signé par le Commissaire divisionnaire Charles Bisengimana Rukira, Commissaire général de la Police nationale congolaise, cette institution procède au recrutement des candidats célibataires dont l’âge varie entre 18 et 35 ans.

La Police exige que ces postulants soient, en plus, d’une bonne moralité, physiquement aptes, et qu’ils n’appartiennent à aucun parti politique, que ce soit de l’Opposition ou de la Majorité présidentielle. Un concours sera organisé pour départager les uns et les autres, et trier de bons éléments susceptibles de protéger véritablement les personnes et leurs biens.

Insistant sur la qualité de nouvelles recrues, Bisengimana tient à ce que les candidats aient un niveau intellectuel d’au moins six ans d’études secondaires, soit un diplôme d’Etat. Ceux qui sont intéressés par cette offre peuvent aller se faire enregistrer, du 15 juin au 2 juillet 2017, au stade Tata Raphaël.

Quant aux 25 autres provinces, les candidats sont appelés à se diriger vers les états-majors respectifs des commissariats provinciaux de la Police Nationale Congolaise. C’est bien de constater que la PNC prend, cette fois-ci, en compte, le volet  » qualité  » pour recruter ses agents. Car, pour l’heure, la plupart des policiers, en dehors des officiers, commettent des exactions terribles vis-à-vis de la population qu’ils sont censés protéger. Un renouvellement de l’effectif s’impose, ainsi que des séances de formation dans des pays partenaires pour la sécurité de la République démocratique du Congo.

Recruter… pour quel salaire

Il est bien de recruter de nouvelles unités dans les rangs de la police pour sécuriser la population et ses biens. Or, l’actuel effectif souffre d’un manque criant de solde décente. Les policiers congolais sont sous-payés. Leurs enveloppes ne couvrent nullement les besoins mensuels. Par conséquent, ils se rabattent sur les paisibles citoyens en les rançonnant la nuit, souvent sous la barbe des autorités policières cantonnées dans des sous-commissariats.

Les nouvelles recrues seront-elles bien rémunérées ? Difficile de répondre à la question. Car, si le traitement est le même, la PNC ne recrutera que des personnes qui verseront demain dans la tracasserie contre sa propre population déjà appauvrie et clochardisée.

 

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