Général Kasongo: « J’ai deux défis à relever: l’insécurité et les embouteillages »

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(Radio Okapi)

Le général Sylvano Kasongo, nouveau commissaire provincial de la police de la ville de Kinshasa indique qu’il a deux défis à relever: la lutte contre l’insécurité et les embouteillages.
Le général Kasongo promet de s’attaquer au banditisme urbain qui s’est accru depuis la récente évasion massive de la prison centrale de Makala:

«J’ai des défis à relever. Deux défis majeurs: l’insécurité et les embouteillages. Ces défis, pour les relever, il faut avoir la collaboration de la population. L’insécurité est entendue sous toutes ses formes: les criminels, les bandits en mains armées et surtout les Kulunas. Parce que les kulunas sont en train de tracasser la population depuis l’évasion de la prison de Makala. Nous allons mettre tous les moyens pour mettre hors d’état de nuire ces inciviques

Il annonce aussi des mesures pour mettre fin aux embouteillages, devenus le quotidien des habitants de Kinshasa.

« Les embouteillages sont dus à l’indiscipline des chauffeurs. Il y a la loi et nous devons la faire respecter. A part la PCR, nous allons renforcer d’autres services apparents pour que les gens ne puissent pas prendre les sens contraires. Beaucoup d’embouteillages sont provoqués par des gens qui prennent des sens contraires, des gens prennent toutes les bandes. Qui que vous soyez, si vous prenez le sens contraire, vos quatre pneus seront troués. A tous les conducteurs, qui que vous soyez, autorité ou agent, vous devez respecter le code de la route. Il n’y a plus de trafic d’influence », promet commissaire provincial de la police de Kinshasa.

Il met aussi en garde les autorités et les gens qui «se croient intouchables » et promet de mettre des caméras de surveillance pour que « chaque semaine qu’on montre à la télévision les gens qui ne respectent pas le code de la route ».

Il interpelle les agents qui réglementent la circulation routière et les appelle à adopter un nouveau comportement.

«Dorénavant, les roulages ne doivent plus se disputer le volant avec les chauffeurs. Le policier doit se faire respecter par son comportement. La mendicité doit prendre fin. Ils appellent tout le monde ‘honorable’, ‘président’… Ils ne sont pas différents des shégués », ironise le chef de la police de Kinshasa.

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