Le général Karawa dresse le bilan des affrontements avec les hommes de Kayonga à Bukavu

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(Radio Okapi)

Le général Louis second Karawa,  commissaire divisionnaire adjoint de la Police au Sud-Kivu fait le point, quelques jours après des incidents graves qui ont semé la panique dans la partie Est de la ville de Bukavu, le dimanche 5 novembre.

Le général Louis second Karawa dresse le bilan humain de ces affrontements :

« La ville de Bukavu a vécu une situation inédite avec l’insécurité dans le quartier Muhumba. Nous pouvons dire que tout s’est bien passé, parce qu’on pensait qu’on allait enregistrer plusieurs morts. On a enregistré du côté militaire deux morts, deux blessés graves et plusieurs blessés légers. Du côté de la population, il y a trois morts : un jeune garçon de 22 ans, une femme et un bébé. Du coté de M. Kayonga, il y a eu un morts et trois blessés graves et quelques blessés légers   », détaille le général Louis second Karawa.

Il établit aussi un bilan matériel.

« Sur le plan matériel, sur l’avenue, il y avait quelques véhicules. Ils ont connu des endommagements graves parce qu’il y a avait des tirs sur cette avenue. La population a confondu la maison de l’ancien gouverneur Léonce Muderwa à la maison de M. Abbas Kayonga, parce que ils sont voisins. Ils ont dépouillé la maison.», renseigne le commissaire divisionnaire adjoint de la Police au sud-Kivu.

Abbas Kayonga, ancien coordonnateur de la cellule anti-fraude démis de ses fonctions,  aujourd’hui aux arrêts  détenait dans sa résidence un arsenal militaire notamment des armes lourdes et légères et des caisses de minutions.

Ce qui lui a permis de tenir tête toute la matinée aux éléments de FARDC venus pour l’arrêter dimanche dernier.

« On se pose des questions par rapport à la circulation d’armes légères et lourdes dans la province. C’est une province post-conflit. Il y a beaucoup d’armes en circulation. Peut-être que c’est comme ça que M. Kayonga a profité de la situation pour se procurer des armes. Un bon citoyen ne peut pas se permettre d’avoir des armes lourdes comme ça chez lui. Cela prouve qu’il avait d’autres intensions », commente le général Louis second Karawa.

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