(La Prospérité)
La situation sécuritaire de la ville de Beni ainsi que la traque des Fdlr étaient au menu des discussions entre Julien Paluku, Gouverneur du Nord-Kivu et Evariste Boshab, Vice-premier Ministre et Ministre de l’Intérieur et Sécurité. Au cours de ces entretiens, le Patron de la Sécurité a opté pour l’adoption d’un plan global de sécurisation de cette ville du grand Nord proposé par son interlocuteur. Une audience accordée hier, mardi 17 février en son cabinet de travail.
Au cours de cette séance essentiellement sécuritaire, Julien Paluku a indiqué qu’il y a eu massacre le 3 février à Beni. Et sur instruction du VPM, il s’est rendu sur terrain, en vue d’évaluer la situation, prendre des mesures et voir à quel résultat aboutira-t-on. Et, à ce jour, les résultats s’avèrent beaucoup plus rassurants, les massacres perpétrés à 25 Km de Beni ayant été stoppés. C’était, pour ce faire, par la conjugaison des efforts des FARDC, de la PNC et des services de sécurité qui ont, désormais, le contrôle sur toute la situation.
Très formel, il a proposé un plan de sécurisation globale de cette ville, qui a été tout de suite adopté par le VPM. A l’en croire, ce plan sera appliqué en trois étapes, dont la phase tactique, stratégique et opérationnelle. Etant donné qu’on ne peut pas révéler le contenu, il a indiqué que l’important, ici, est que la paix revienne dans cette partie du pays.
Au sujet de la traque des FDLR qui défraie la chronique, il a affirmé que les opérations ont déjà été lancées. Cependant, toute opération comprend trois phases, parmi lesquelles la préparation, la planification et l’exécution. Cependant, il n’y a pas moyen de déterminer à quel niveau se situe cette opération. Toutefois, la population doit attendre l’aboutissement de ce travail notamment, la neutralisation de ces forces négatives afin qu’elles retournent définitivement au Rwanda, leur pays d’origine. Il a estimé, par ailleurs, que la Monusco doit respecter le contenu de la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui stipule que les opérations contre les groupes armés peuvent se faire en deux étapes. C’est soit les Forces de l’ONU qui agissent seules ou, conjointement, avec les FARDC.
Question des violences sexuelles
Précédemment, une délégation de la Représentante Spéciale de Ban Ki-Moon en charge des violences sexuelles s’est entretenue avec Evariste Boshab.
Accompagnée de Jeanine Mabunda, Représentante Spéciale du Chef de l’Etat en cette matière, cette délégation a échangé avec le VPM autour des efforts qu’entreprend actuellement la RDC. En marge de cela, il était annoncé un appui technique à la commission spéciale des FARDC sur les questions de violences sexuelles. Car, c’est depuis juillet 2014 que l’armée congolaise a créé une commission et a mis en place un plan d’action.
Aussi, la délégation compte-t-elle discuter avec d’autres partenaires nationaux notamment, la commission spéciale sur les violences sexuelles du Sénat et ceux de la MONUSCO qui accompagnent les efforts de la RDC. D’ailleurs, suite aux différents efforts tant civils que militaires entrepris, un communiqué conjoint a été signé. Des félicitations de la délégation onusienne ont été adressées à la justice militaire et civile, en vue de continuer sur la même lancée avec le Gouvernement, pour barrer la route à ces pratiques hideuses.