(La Prospérité)
Depuis sa création, l’organisation des Nations Unies compte 193 Etats Membres et célèbre, au cours de l’année 2015, le 70ème anniversaire de son existence. L’occasion faisant le larron, une fête, dans une atmosphère de convivialité, a été organisée le vendredi, 25 septembre 2015, par la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en RD. Congo (MONUSCO), dans la salle de Conférence Utex II. Cette fête a réuni des jeunes leaders politiques de la Ville-province de Kinshasa. A cet effet, le thème exploité était : ‘’le rôle des Nations Unies dans la promotion et la protection de la souveraineté des Etats : cas de la RD. Congo, de 1960 à nos jours’’. L’Ambassadeur Adeito Bagbeni (ancien Représentant permanent de la RDC, à l’ONU) et David Gressly, Représentant spécial adjoint en charge des opérations à l’Est de la RDC et de l’Etat de droit du Secrétaire Général de l’ONU sont les deux intervenants de ladite journée. La modération de ces assises a été assurée par Charles Bambara.
D’entrée de jeu, David Gressly a présenté en long et en large les buts et les principes des Nations Unies devant cette assemblée composée, pour la circonstance, des jeunes de la capitale Rd. Congolaise venus de tous les quatre coins de Kinshasa. En ce qui concerne les buts des Nations Unies, il a fait savoir que l’ONU est appelée à maintenir la paix et la sécurité internationales. De prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d’écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d’agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l’ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix. Ainsi que de réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d’ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, a fait savoir David Gressly.
S’agissant des principes, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général de l’ONU a porté à la connaissance du public que l’Organisation est fondée sur le principe de l’égalité souveraine de tous ses Membres. Ces derniers jouissent des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, et doivent remplir de bonne foi les obligations qu’ils ont souscrit aux termes de la présente Charte.
Il a indiqué que les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. Sans ambages, il a insisté qu’aucune disposition de la présente Charte n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État, ni n’oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte. Toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au chapitre VII.
Le second intervenant, c’est l’Ambassadeur Adeito. Il a rappelé d’abord la création des Nations Unies en 1945, dont la Charte a été signée à San Francisco le 26 juin 1945, et entrée en vigueur le 24 octobre 1945. A présent, a certifié Adeito, ancien représentant permanent de la RDC à l’ONU, que cette Organisation est composée de 193 Etats Membres. Les relations entre ces Etats et l’Organisation se traduisent, entre autres, par les rapports de l’Assemblée générale, le Conseil de Sécurité, le Conseil Economique et Social, le Conseil de tutelle, la Cour Internationale de Justice ainsi que le Secrétariat. Il a signalé que la rupture de la paix à l’intérieur d’un Etat Membre des Nations devait aussi préoccuper l’ONU. Il a, par ailleurs, évoqué le cas de la RD. Congo en 1960 lorsque le pays a acquis son indépendance le 30 juin 1960. L’ONUC a été mise à contribution, pour juguler la crise congolaise. Il a fait observer que des forces Ghanéennes, Ethiopiennes, Asiatiques vinrent à la rescousse du pays subdivisé en quatre parties, notamment le Katanga sécessionniste dirigé par Moïse Tchombe, province Orientale et le Kivu, Lumumbiste tenus par Antoine Gizenga, le Kasaï par l’Empereur Mulopwe Albert Kalonji et la partie ouest se trouvant sous le contrôle de Joseph Kasa-Vubu. C’est ainsi que les forces de l’ONU ont agi conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies de mettre fin à cette crise. La RDC, encore une fois, a reçu, après l’ONUC, la MONUC avec ses 18.000 contingents qui s’évertuent à maintenir la Paix et la Sécurité dans le pays et plus particulièrement à l’Est, dixit l’ancien Représentant permanant de la RDC.
Il a, en outre, signalé que l’Assemblée générale des Nations Unies comme organe représentatif convoque tous les Etats Membres chaque année, le troisième mardi du mois de septembre, en plénière de l’Assemblée, au cours de laquelle chaque Etat Membre au niveau de son Président, soit de son Ministre des Affaires Etrangères ou d’un Plénipotentiaire de haut niveau, livre à tous les autres Etats Membres à travers leurs délégués la position de son gouvernement sur l’état des relations internationales de l’heure et sur la situation politique de son pays, a conclu Adeito Bagbeni.
Il est à noter que l’Ancien Représentant permanent de la RDC à l’ONU a effectué plusieurs visites en qualité de Membre du CCQAB des Nations Unies en 1989, en Syrie, dans le Sinaï, pour séparer les forces syriennes et celles israéliennes. Janvier 1991. Il a décidé avec l’accord de tous les Membres du Conseil et du Secrétaire Général, que soit entamée la guerre contre les troupes iraquiennes occupant Koweït dans le but de libérer cet Etat.