Kikwit : 26 détenus de la prison centrale en liberté conditionnelle

(Mediacongo.net)

26 détenus de la prison centrale de la ville de Kikwit, province du Kwilu, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) sont désormais en liberté conditionnelle. La cérémonie inhérente à leur libération a eu lieu vendredi 12 janvier 2018 devant le représentant du maire et du représentant du procureur de la République de cette ville.

Maurice Zanga, directeur de la prison centrale de Kikwit, a affirmé qu’il avait proposé, à la hiérarchie, il y a quelques mois, 26 noms des détenus qui avaient changé de comportement dans cette maison carcérale conformément à l’ordonnance-loi n°354 portant organisation des services pénitentiaires en RDC , et les 26 ont été acceptés pour obtenir cette liberté conditionnelle.

Lors de la cérémonie de libération, Zanga a été clair dans ses propos devant les détenus : «Tenez ! Cela fait trois ans que la direction de cette prison n’a plus proposé des noms des détenus en vue d’obtenir une liberté conditionnelle alors que cela devait se faire chaque trois mois après. C’est suite à votre méconduite que cela n’a plus été fait. Comment expliquer qu’un détenu, libéré conditionnellement le matin, retrouve la prison vers 17 heures suite aux mêmes faits infractionnels ! Cela nous fait honte ».

Zanga ose croire que cette fois-ci, ceux qui sont concernés par cette liberté conditionnelle, vont conjuguer un effort pour attraper des occupations de nature à les aider à se prendre en charge.

«Nous sommes venus ce matin pour exécuter l’arrêté du ministre de la Justice concernant les libérés conditionnels. Lorsqu’on avait créé la prison, la mission principale assignée est celle de rééduquer les détenus afin de changer de comportement. Si quelqu’un est libéré de la prison, il ne doit plus reprendre les vielles habitudes, commettre encore des infractions», a déclaré le représentant du procureur.

Selon lui, cette liberté conditionnelle va dans le sens de la politique de désengorgement des prisons dans le pays.

De son côté, le représentant du maire de Kikwit a eu des mots d’un ‘’pater familias’’ pour inviter tous les détenus libérés au changement : «Vous êtes des êtres humains comme tout le monde. Le temps que vous avez passé en prison doit vous aider à vous amender. Le changement des comportements est très important dans la vie. Vous avez eu cette liberté grâce au chef de l’Etat et au ministre de la Justice».

La joie était sensible sur les visages des libérés. Ils  l’ont manifestée par des slogans et cris de joie.

«Je viens de  passer près de deux ans cette maison carcérale suite à l’abus de confiance. Je n’y reviendrai plus et personne ne peut encore me rouler», a déclaré Trésor Badibanga, visage plein de liesse.

Quant à lui, Nengo Edesse pense d’abord à Dieu : «Je remercie avant tout à Dieu, notre créateur Tout Puissant pour cette libération. Je suis reconnaissant vis-à-vis à Dieu, car il y a des amis qui sont tombés malades, d’autres sont morts pendant la période de détention. Mais moi, je sorts sans avoir subi ces situation».

Parmi les 26 libérés, il n’y a aucune femme. La plupart avaient commis des cas de vol simple et qualifié ainsi que des cas d’abus de confiance.

Badylon Kawanda Bakiman / Correspondant

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A propos de l'auteur : Adeline Marthe