A New York, Martin Kobler plaide pour la collaboration entre les FARDC et la Monusco

(Radio Okapi)

Martin Kobler, représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, en fin mandat, a plaidé pour la reprise de la coopération entre l’armée congolaise et la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) dans la lutte contre les groupes armés, mardi 29 septembre à New-York, à l’occasion de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies.

« Il faut raisonner la coopération avec l’armée congolaise parce que c’est l’union qui fait la force pour mettre fin aux exactions et violations des droits de l’homme dans l’Est de la RDC », a affirmé Martin Kobler. Selon lui, la Monusco est « bloquée » dans le cadre de son mandat offensif dans la traque des groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.

« Nous sommes bloqués à l’instant dans la coopération avec la RDC suite aux raisons diverses. L’armée a la charge de combattre les groupes armés mais nous avons aussi le mandat offensif de neutraliser les groupes armés », a ajouté Martin Kobler.

Le chef de la Monusco s’interroge sur le rôle de l’armée et de la Monusco pour mettre fin aux groupes armés :
« C’est le mécanisme de suivi des obligations régionales. Ça veut dire ou nous sommes engagés dans le combat contre les groupes armés, ou nous sommes dans la question de non interférence […]. Qu’est-ce que les Etats membres, y compris la Monusco avons-nous fait pour vraiment mettre fin aux groupes armés? »

Les pays signataires de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région ont pris part à la réunion de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies. A cette occasion, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon a déclaré que cet accord demeure « le meilleur outil » pour promouvoir la paix, la stabilité et le développement en RDC et dans la région.

Le gouvernement de la RDC a renoncé, en février dernier, à tout soutien de la Monusco dans les opérations de traque des rebelles rwandais des FDLR. Une décision prise après que la Monusco a contesté la présence dans la chaîne de commandement de deux généraux soupçonnés de violations des droits de l’homme.

Après la renonciation du gouvernement au soutien de la Monusco dans la traque contre les FDLR, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon avait exigé le retour de la collaboration entre l’armée congolaise et la Mission de l’Onu.​

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About the Author: Adeline Marthe