«L’ASADHO dénonce l’absence des débats démocratiques aux concertations nationales »

[1]ASADHO  

B.P.16737                  

KINSHASA 1

R.D. Congo                                      

Association Africaine de Défense des Droits de l’Homme

African Association for the Defense of Human Rights

Communiqué de presse n°0034/ASADHO/2013

 

L’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme, ASADHO en sigle, dénonce l’absence des débats démocratiques aux Concertations Nationales, en  violation de l’ordonnance du Président de la République n°13/078 du 26 juin 2013 portant création, organisation et fonctionnement des Concertations Nationales.

En effet, l’article 2 de ladite ordonnance dispose que « les Concertations nationales ont pour objet : la réunion de toutes les couches sociopolitique de la Nation afin de réfléchir, d’échanger et de débattre, en toute liberté et sans contrainte, de tous les voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale… ».

Depuis le lancement des travaux des concertations nationales par le Président Joseph KABILA en date du 07 septembre 2013,  l’ASADHO constate que dans toutes les cinq commissions thématiques, particulièrement dans la commission thématique «Gouvernance, Démocratie et Réformes institutionnelles » tout a été mis en œuvre pour éviter  tout débat démocratique profond sur les toutes questions d’intérêt général.  

Plusieurs stratégies ont été mises en place pour éviter tout débat au sein même de ladite Commission. Il s’agit de la mise en place de trois commissions comprenant chacune trois à cinq personnes venant de la Société civile, de la Majorité Présidentielle et de l’Opposition politique qui sont habilités à harmoniser les points de vue des uns et des autres avec la co modération de la Commission,  des interventions très limitées lors de la plénière de la commission et de l’infiltration du groupe de la société civile par des individus connus comme membres des partis et ou proches de la Majorité Présidentielle. Ces stratégies ont pour finalité de faire passer la quasi totalité des propositions des recommandations faites par la Majorité Présidentielle.

L’ASADHO relève qu’au lieu de réfléchir sur les vrais problèmes nationaux,  les membres de cette commission sont plus préoccupés par le partage du pouvoir au sein des institutions nationales et provinciales.

L’ASADHO reste opposée à la mise en place d’un Gouvernement d’union nationale, car il n’est pas la solution à l’absence de cohésion  et au déficit de gouvernance qui se pose dans tous les secteurs de la vie nationale (politique, économique et social).

Au regard de ce qui précède, elle estime que les Concertations nationales sont une occasion que le peuple congolais et ses dirigeants viennent de rater pour réfléchir  et débattre démocratiquement de  vrais problèmes qui freinent le développement démocratique, économique et social de la République Démocratique du Congo.

Face à ce qui précède,  elle recommande :

Ø  Au Président de la République :

           D’examiner avec le plus grand discernement politique toutes les recommandations qui lui seront adressées par les participants aux concertations nationales pour ne prendre que des décisions qui vont dans le sens de la protection du peuple congolais ;

          De ne pas entériner la recommandation sollicitant la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Ø  Présidium des concertations nationales :

          De prendre des mesures urgentes appelant les co modérations de différentes commissions thématiques à favoriser les débats démocratiques au sein de leurs commissions.

          D’organiser de vrais débats démocratiques lors de la plénière des concertations nationales afin que les participants s’expriment librement sur toutes les questions soumises à la plénière.

Ø  Au peuple congolais :

          D’assurer le contrôle citoyen des concertations nationales pour que ses intérêts soient pris en compte dans les recommandations qui seront issues desdites concertations nationales.

                                                                             Fait à Kinshasa, le 23 septembre 2013.

                                                                                                    ASADHO

Pour toutes informations, prière de contacter :

Maître Jean Claude KATENDE : Président National

Téléphone : + 243 81 17 29 908

Me  Dora ZAKI : Vice Présidente Nationale

Téléphone : +24399406131

 

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 Jean Claude KATENDE dit : »  les  citoyens ont le droit naturel de combattre tout Gouvernement qui viole les droits fondamentaux et qui met en péril la démocratie « .

Maître Jean Claude Katende

Avocat au Barreau de LUBUMBASHI

Président National de l’ASADHO

Tél :+¨243 811 729 908, + 243 9970 32 984

Skype: jckatende1

KINSHASA

 République Démocratique du Congo                             

 


[1]*Organisation  affiliée à la Commission Internationale des Juristes (Genève), à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), dotée du statut d’observateur auprès de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples (Banjul) et Membre du Réseau OMCT/SOS Torture.

 

ASADHO – Bureau National : Lokele n°3, Commune de Gombe,

Kinshasa /Gombe, Local 2, RD. Congo                                         E-mail : asadhokin@yahoo.fr

Tél. (00243) 9999 37493                                                                Site web : http:/www.asadho-rdc.net

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