Province Orientale : la Société civile dénonce plus de 30 barrières illégales à Isangi

 

 

[Radio Okapi]

18 novembre, 2013

 

Plus de 30 barrières ont été érigées sur les routes et sur le fleuve Congo à Isangi, en Province Orientale, par des services administratifs et des militaires en cette fin d’année, dénonce la Société civile de ce territoire. Selon le chargé de communication de cette structure, les militaires et policiers affectés à ces barrières exigent entre 500 à 1000 francs congolais (0,5 à 1,1 dollars américains) à chaque passage. Pour lui, cette situation ralentit les activités économiques et rend difficile la circulation dans ce territoire, à 125 Km à l’ouest de Kisangani.

Qu’on circule à moto, à vélo, ou voiture ou encore en pirogue, on est buté à un véritable casse-tête dans le territoire d’Isangi.

A l’entrée des grands marchés comme Yanfira, Yangambi et autres, les policiers et agents des régies financières ont installé des morceaux des bambous pour arrêter tous les engins et les faire payer.

Dans les différents ports, chaque moto qui veut traverser le fleuve ou la rivière doit payer aux militaires 1000 FC.

Toutes ces taxes ont fait grimper le prix du transport, affirme la Société civile. Selon des commerçants, sur 100 km à moto, ils doivent débourser entre 25 000 et 36 000 FC (26 à 38 dollars américains), parfois plus.

D’où une rareté de motos sur les routes qui a provoqué, chez les revendeurs de carburants, communément appelés Kadafi, une baisse sensible des recettes.

De leur côté, les agents des services de perception des taxes parlent du recouvrement forcé des taxes dont les délais de paiement sont dépassés.

Pour sa part, l’administrateur du territoire d’Isangi, Makanda Mwamba, affirme avoir démantelé la semaine dernière des barrières érigées sur la route située à l’entrée de Yangambi, où de agents percevaient des taxes sur les vélos sans quittance, ni ordre de mission.

Il a promis de prendre des mesures pour mettre fin à cette situation.

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