Mbuji-Mayi: la “ville morte” de l’UDPS bloque les activités

(Radio Okapi)

Les activités sont perturbées ce lundi 13 janvier dans la ville de Mbuji-Mayi à l’appel de la journée ville morte lancé par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Cette manifestation a été initiée par ce parti politique de l’opposition pour revendiquer la libération de son secrétaire fédéral arrêté par l’Agence nationale des renseignements (ANR), il y a deux semaines.

Tout se passe au ralenti depuis le début de la journée. Dans les grands marchés de la ville de Mbuji-Mayi, Simis dans la commune de la Muya, et Bakwadianga à Dibindi, il n y a presque pas d’activités.

A Bakwadianga, l’on a signalé tôt le matin des pneus brûlés sur les voies donnant accès au marché. C’est la grosse pluie du matin qui a aidé à éteindre les flammes avant l’arrivée de la police.

Des sources locales parlent d’interpellation de quelques jeunes gens, et de coups de feu dans la commune de Dibindi.

Les élèves fréquentant les écoles de la colline de Bonzola ont été appelés à rebrousser chemin. Même les écoles de la Miba n’ont pas fonctionné.

Les taxis et mototaxis sont plutôt rares. Les traditionnels parkings de ces engins sont vides.

Des policiers sont en faction dans plusieurs coins de la ville. Quelques autorités politico administratives et policières ont été aperçues sur voiture 4X4 munies d’un mégaphone appelant la population à vaquer à ses occupations.

Toutefois, la partie centre de la ville de Mbuji-Mayi ne semble pas concernée par ce mouvement de ville morte. Les banques commerciales, les messageries financières et les entreprises de télécommunications ont ouvert.

Un groupe de conducteurs de mototaxis, avec à leur tête le directeur de cabinet du gouverneur de province, ont manifesté devant les installations de la Monusco. Ils dénonçaient le fait qu’on leur interdise de travailler, en érigeant des barricades sur la route.

Bruno Kabangu Kabatshi, secrétaire fédéral de l’UDPS, avait été arrêté par l’ANR jeudi 2 janvier après avoir participé à un débat organisé par une radio de la ville de Mbuji-Mayi sur les attaques armées du 30 décembre dernier à Kinshasa, Lubumbashi et Kindu. Il avait été, depuis lors, transféré à Kinshasa, selon les députés du parti d’Etienne Tshisekedi.

 

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About the Author: Adeline Marthe

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